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 Club d'écoute musicale

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Jb42
Sabbath Bloody Sabbath
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Mer 17 Mai 2017, 14:09

Phil a écrit:



Je serai chez mes beaux parents avec France Musique tout le week-end ! Sad Sad Sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad
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Killsark
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Mer 17 Mai 2017, 14:19

Cache ta joie Laughing !
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Jb42
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Mer 17 Mai 2017, 14:53

Phil j'arrive pas à poster la vidéo par YouTube ! pale
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Iron 31
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Mer 17 Mai 2017, 15:07

Jb42 a écrit:

Je serai chez mes beaux parents avec France Musique tout le week-end ! Sad Sad Sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad

Ça te changera de ta musique sataniste, n'oublies pas de boutonner le dernier bouton de ta chemise et pas les coude sur la table!!!!!!!
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Jb42
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Mer 17 Mai 2017, 15:11

Iron 31 a écrit:
Jb42 a écrit:

Je serai chez mes beaux parents avec France Musique tout le week-end ! Sad Sad Sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad

Ça te changera de ta musique sataniste, n'oublies pas de boutonner le dernier bouton de ta chemise et pas les coude sur la table!!!!!!!


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Phil
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Mer 17 Mai 2017, 18:27

Jb42 a écrit:
Phil j'arrive pas à poster la vidéo par YouTube ! pale

Aïe mince... Crying or Very sad
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Jb42
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Mer 17 Mai 2017, 19:06

Oui ça merde You tube
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Phil
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Sam 10 Juin 2017, 21:44

Voici donc le verbatim de mon intervention au Club d'écoute musicale / La Puce à l'Oreille du 10 juin 2017, club d'écoute consacré aux vinyles.



THIN LIZZY : Live And Dangerous

Quand Régis nous a annoncés à JJ et à moi et ce, il y a déjà plusieurs mois que le brunch serait consacré aux vinyles, j'ai pensé de toute évidence à ce Live And Dangerous de Thin Lizzy. Pourquoi ? C'est celui qui m'a le plus accompagné au cours de ces 37 dernières années et ce, à tous les niveaux. Un album d'une profondeur rare qui sort le 2 juin 1978 et se classe à la deuxième place des charts UK, la BO de Grease lui raflant la médaille d'or sur le "Phil" Lynott.
Parlons-en justement. Thin Lizzy que nous avons déjà évoqué dans un précédent club d'écoute à travers un autre album-culte intitulé Black Rose, c'est surtout l'oeuvre d'un seul homme Phil Lynott, bassiste métis. Un songwriter de talent, disparu le 4 janvier 1986 suite à l'absorption de produits illicites, songwriter de talent donc qui n'a eu d'autres préoccupations  que d'explorer divers horizons musicaux aussi différents les uns que les autres. Par exemple sur ce double live, on y trouve un morceau au rythme limite funk intitulé Johnny The Fox Meets Jimmy The Weed. Les exemples sont légion.

L'album est produit par Tony Visconti, l'alter-ego de David Bowie. La rumeur dit même que Visconti serait même aller jusqu'à utiliser le son du public d'un concert de David Bowie, argument que réfute catégoriquement Chris O'Donnell, le manager du groupe.

Selon ce dernier, il serait live à 75%, ce que cautionne l'ami Visconti affirmant que la plupart des albums live sont refaits en studio. Pour quel motif ? Tout simplement pour la bonne et simple raison que les gens souhaitent entendre une certaine qualité de son.

L'album commence sur un Jailbreak ponctué de choeurs footballistiques suivi d'un Emerald épique reflétant toute la celtitude de ce grand échalas black, né en Angleterre à West Bromwich qui est venu s'installer à Crumlin près de Dublin.

Jusqu'au paroxysme de The Rocker, passant par le hit incontournable The Boys Are Back In Town (que l'on entendra dans Toy Story 2 et Navy Seals : Les Meilleurs avec Charlie Sheen) et Don't Believe A Word (que l'on retrouvera dans une autre version sur l'album solo de Gary Moore, Back On The Streets, cet album Live And Dangerous nous offre des grands moments de rock mélodique. Dotée d'une redoutable efficacité, Don't Believe A Word affiche un côté presque animal tout comme la pochette qui orne ce double album live où l'on voit un Phil Lynott à genoux , en communion avec le public de l'Hammersmith Odeon de Londres où l'album a été en partie en enregistré. Le concept de cette pochette sera repris trois mois plus tard sur un autre live tout aussi emblématique, celui de Jethro Tull intitulé Bursting Out.



Live And Dangerous offre également des grands moments en émotion comme la ballade Still In Love With You, longue de 7'43 donc pratique pour entretenir une conversation très  rapprochée avec une jeune fille et ce, quand j'avais 18 ans et Southbound que j'ai choisi de vous présenter cet après-midi. Un titre, porté par le subtil jeu de batterie de Brian Downey où viennent se mêler les twin guitars (c'est quand les guitares jouent ensemble) de nos deux artilleurs, le fougueux Ecossais Brian Robertson et le Californien Scott Gorham ainsi que la voix quasi-tropicale de Phil Lynott. Un morceau qui évoque la fin de la ruée vers l'or et le désoeuvrement de ceux qui en furent à ce moment-là à savoir au XIXème siécle.

Je vous laisse apprécier par conséquent ce titre très aérien, autrement dit de la musique qui vous caresse les joues en plein été et ce grâce à une légère brise estivale. Après la musique "alizée", voici la musique "à Lizzy".

PS : Brian Downey, le batteur du groupe sera en concert au Forum de Vauréal le 14 octobre prochain où il reprend l'intégralité de Live And Dangerous.
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Iron 31
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Dim 11 Juin 2017, 07:02

Toujours aussi redoutable dans l'écriture Phil, plus que dans la ponctualité pour arriver à l'heure à un concert.......... Mad
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Jean-Louis
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Dim 11 Juin 2017, 09:02

Trop bien l'admin ... fidèle à lui même, il a même réussi à placer une blague à trois balles ... affraid
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Phil
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Dim 11 Juin 2017, 12:20

Présentation de JJ au Club d'écoute musicale d'hier :

Vous trouverez ci-dessous le verbatim de mon intervention au Club d'écoute musicale / La Puce à l'Oreille du 10 juin 2017, consacré aux vinyles.

Conor Oberst Album « Salutations » Chanson «A Little Uncanny»

Depuis quelques années le renouveau du Vinyl se manifeste par le fait que les grandes sorties d’album, se font à la fois sur support dématérialisé, mais aussi sur support physique généralement en CD mais également en Vinyl.
C’est le cas du disque que j’ai proposé de présenter : le dernier album en date de Conor Oberst « Salutations ». Il y a juste une petite particularité c’est que Conor Oberst est quasiment inconnu de ce coté de l’atlantique c’est donc une édition importée que je vous présente.
Pourtant aux Etats-Unis, il est considéré comme un songwriter majeur. Donc, si mes calculs sont exacts, il sera le second auteur / compositeur / interprète après Bob Dylan à obtenir le prix Nobel de littérature un samedi en 2059 : pensez à libérer vos agendas.
Conor Mullen Oberst est né le 15 Février 1980 à Omaha dans le Nébraska, sa mère étant directrice d’école primaire et son père travaillant dans une mutuelle. Conor Oberst n’est pas né dans une famille de musiciens. Néanmoins, il manifeste un talent précoce d’autodidacte. A l’age de 12 ans, il est invité à monter sur scène par Ted Stevens guitariste du groupe Cursive. Il est répéré par le chanteur Bill Hoover qui lui propose de l’accompagner sur une mini-tournée imminente. Il a donc deux bonnes semaines pour écrire suffisamment de chansons pour une première partie. Peu après en 1993, il s’installe dans le sous-sol de la maison familiale et compose son premier album « Water », financé par son frère ainé, et qui sort sur cassette audio. Les deux frères fondent le label « Saddle Creek Records » qui est encore actif actuellement.
C’est un véritable stakhanoviste. En 24 ans de carrière, il a sorti en groupe ou en solo 24 albums. A titre de comparaison, en 38 ans de carrière, Laurent Voulzy en a sorti 6.
Conor Oberst est au début de sa carrière un artiste de groupe même s’il chante et compose la plupart des titres avec des noms d groupe comme « The Faint », « Commander Venus », « The Magnetas », « Park Avenue ». Mais le groupe auquel son nom est accolé est « Bright Eyes », groupe qui va débuter en 1995 et se séparer en 2010. Ils vont sortir neuf albums et un live. Le premier disque «A Collection of Songs » mélange de guitare folk et de synthétiseur avec un son techno provoque des réactions unanimes et en même temps désastreuses de la critique. Un exemple parmi d’autres: « les chansons se désintègrent alors que les voix sont réduites aux balbutiemments inintelligibles d’un enfant. ». Une remise en cause est nécessaire et intervient dès le deuxième album « Letting Off the Happiness » avec un son folk rock qui commence à les faire remarquer. Petit à petit, ils creusent leur microsillon, et « Fever and Mirror » leur quatrième disque qui sort en 2000 est classé comme l’un des meilleurs albums folk des dix dernières années. En 2004 sort « I’m wide Awake, it’s Morning », et Conor Oberst est alors considéré par les grands artistes, comme l’un des leurs. Il participe avec R.E.M et Springsteen à la tournée réussie à défaut d’être efficace pour empêcher la réelection de George W. Bush.
D’autres disques suivront, mais en 2010, Conor Oberst annonce que l’album suivant sera leur dernier. « The People’s Keys » sort le jour de ses trente ans.
Commence alors une carrière sous sous nom, avec six albums, parfois seul, parfois accompagné par un groupe. Deux disques émergent. « Outer South » qui pendant 70 minutes montre toute la palette de son talent, tout en conservant sa personnalité. Il évoque dans leur plus belles périodes Bob Dylan, Tom Petty, Lloyd Cole mais aussi The Clash.
Puis « Upside Down Mountain » produit par Jonathan Wilson qui est également une référence. Dans « Governal Ball », il réussit enfin l’alliance des synthétiseurs, d’un jeu sur la réverbération dans la voix, de chœurs féminins en surimpression et d’une section cuivre survitaminée.
A nôter également, le supergroupe « Monster of Folk » qu’il monte avec deux autres références du folk moderne Jim Jones de « My Morning Jacket » et Matthew Ward.
Le disque du jour, « Salutations » est le second dyptique d’un album paru l’année dernière « Ruminations ». N’étant pas un spécialiste des bovidés, je ne vais pas mentionner les neufs étapes, qui de la rumination ont entrainé sa digestion, néanmoins les circonstances de son élaboration sont assez uniques. Lors d’une tournée en 2015, il est hospitalisé pour épuisement et anxiété. Des examens complémentaires, lui font craindre une maladie plus grave. Par ailleurs, il est faussement accusé d’abus sexuel. La pseudo victime se rétracte en avouant une tentative d’extorsion de fonds. Mais le mal est fait et sa compagne le quitte. Durant l’hiver 2015, il retourne dans sa maison natale au Nébraska. Cet Etat de 9 habitants au kilomètre carré, en cette période de l’année, n’est pas l’endroit le plus festif. Il y fait entre –11° et 2°, il neige entre 65 cm et 90 cm et quand il ne neige pas, il pleut. Bref un lieu de villégiature idéal. Conor Oberst se retrouve seul dans sa maison, et il ne peut faire qu’une chose: écrire des chansons. En 48 heures, il écrit compose, enregistre 10 titres, s’accompagnant au piano, à la guitare acoustique et à l’harmonica. Si l’on devait définir la tonalité de l’album, en se référant au philosophe flingueur Raoul Volfoni : « C’est du brutal ». Les paroles atteignent directement le cœur. La solitude, la peur de la maladie, les êtres qui nous ont quittés, le temps qui passe, le mal être. « Je ne veux pas être coincé (sous-entendu par la vie), je veux juste être ivre avant la nuit ». Ce sont des petits morceaux de vie à hauteur d’homme, comme des nouvelles de Raymond Carver. Conor Oberst est un baladin qui va chercher son public, dans «At the Bottom of Everything», il commence par raconter une histoire sans chant ni musique. Puis, on l’entend s’éloigner du micro s’approcher d’un bar, se faire reservir de la bière, à ce moment le public est accroché et la chanson peut commencer. C’est une facilité critique de parler de l’album de la maturité, mais pour ceux qui ont connu ses disques de grands adolescents, c’est vraiment comme il le chante la perte de l’innocence. « Next of Kin » est une chanson magnifique, mais dans ce qu’elle raconte l’une des plus tristes qu’il m’ait été donnée d’entendre.
Humainement, cela s’arrange début 2017, et il décide de refaire l’album en ajoutant sept nouvelles chansons. Le second dyptique s’appelle « Salutations ». Quand on regarde la pochette de l’album, c’est évident qu’il va mieux: il apparaît dans une piscine que l’on devine Californienne. Cela évoque le début du film « Sunset Boulevard » de Billy Wilder avec William Holden flottant dans une piscine. Mais si on retourne la pochette de l’album, on le voit sauvé par ses amis. C’est le cas. Il est accompagné des grandes figures du folk rock: Par exemple les sœurs Söderberg du groupe « First Aid Kit », « The Felicie Brothers », Gillian Welsh, Jonathan Wilson, Jim James. « Salutations » est produit par le batteur Jim Keltner, ayant participé entre-autres aux œuvres musicales de Georges Harrisson, John Lennon, Ringo Starr, Crosby Stills, Nash. L’album reste triste sur le fond mais plus entrainant sur la forme, avec en particulier des chansons qui évoquent les Pogues.
Le titre que je vous présente « A little Uncanny » (un peu étrange) va de la grande à la petite histoire. 2 hommes dans un bar racontent ce qui est arrivé à 2 célébrités qui vont avoir une attitude fort éloignée de leur origine sociale. Jane Fonda va être le symbole de la lutte contre la guerre du Vietnam. Ronald Reagan fils d’un marchand de chaussures, va commencer sa carrière politique en faisant une blague de mauvais gout sur les pauvres et menant ses mandatures entouré de milliardaires. Dans le 3ème couplet, Conor Oberst se met en scène, regrettant le décès des personnes qu’il a connues dont « Robin Williams » et trouvant étrange que certains lui conseille d’avouer de faux crimes. Je finis donc de présenter mes « Salutations » distinguées, en disant que l’on est passé d’un premier album très Vinyl-iiste à un deuxième album célébrant l’amitié retrouvée. Après « Ruminations », « Salutations, j’espère donc que vous n’accueillerez pas ce disque avec circonspection mais avec admiration.

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Jb42
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Dim 11 Juin 2017, 13:13

Pour en revenir à l'album"LIVE AND DANGEROUS " je savais pas qu'il était live seulement à 75% ! Je trouve ça débile de trafiquer les lives comme ça ! Il me semble qu'ils ont fait pareil pour le Black Sabbath "LIVE EVIL" Entre autres
Au moins les lives bootlegs  c'est le concert original que l'on peut écouter du moins j'espère  !
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Phil
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Lun 12 Juin 2017, 08:25

Jb42 a écrit:
Pour en revenir à l'album"LIVE AND DANGEROUS " je savais pas qu'il était live seulement à 75% ! Je trouve ça débile de trafiquer les lives comme ça ! Il me semble qu'ils ont fait pareil pour le Black Sabbath "LIVE EVIL" Entre autres
Au moins les lives bootlegs  c'est le concert original que l'on peut écouter du moins j'espère  !

Ca dépend, les boots peuvent parfois contenir des enregistrements de plusieurs concerts, ces derniers étant mis en bonnus du concert principal. Wink Wink Wink



Dernière édition par Phil le Lun 12 Juin 2017, 16:19, édité 1 fois
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Jb42
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Lun 12 Juin 2017, 10:58

Merci Phil pour tes reviews dont celle sur ce superbe"LIVE AND DANGEROUS" que je suis en train d'écouter !
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Phil
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Dim 23 Juil 2017, 11:21

Prochains clubs d'écoute musicale :

Samedi 30 septembre
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Jeu 31 Aoû 2017, 06:19

Je ne pourrai pas être à celui du 30/9 pour cause d'anniv' de ma fille cadette.
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Dim 01 Oct 2017, 07:03

Au terme du p'tit repas d'anniv' de ma fille, je suis quand même descendu à la Bib pour y écouter les deux derniers titres de la séance d'hier. J'ai eu bien évidemment droit au "Mais t'étais où, Phil ?" de rigueur. Laughing



Sinon, je vous livre le succulent verbatim de JJ qui s'est attelé à présenter la cover des Beatles, Help, extraite du dernier opus de Garland Jeffreys intitulé 14 Steps To Harlem :

"Vous trouverez ci-dessous, le verbatim de ma présentation du disque de Garrland Jeffreys « 14 Steps from Broadway » dans le cadre de la puce à l'oreille du 30/09/2017.

Parmi mes coups de cœur récents, le disque que je vous présente, s’est imposé à moi, autant par choix musical que par raison. La raison ce sont les événements de Charlottesville en Virginie qui ont opposés le 12 Août 2017 des néos-nazis, des membres du Klu-Klux-Klan avec des militants antiracistes. Un militant neo-nazi, fonce en voiture dans la foule et fauche une femme de 32 ans, et blesse 19 autres personnes. Le cœur, c’est celui d’un jeune homme de 74 ans, un maverick soit en bon français un outsider, un artiste respecté par ses confrères, ami de beaucoup, soutenu par la critique, ayant des fans fidèles, mais qui n’a pas eu la reconnaissance grand public qu’il méritait. Il s’agit de Garland Jeffreys. Depuis ses débuts, dans ses chansons, il a parlé des relations entre afro-américains et blancs, des mariages inter-raciaux, et les tensions racistes persistantes. C'est aussi le cas dans son dernier opus en date: « 14 Steps from Harlem ».
Garland Jeffreys est un vrai New-Yorkais. Comme l’ont co-écrit Paul Simon et Dion « New York is my Home ». (Dion n’est pas l’artiste qui a coulé une 2ème fois le Titanic, mais le chanteur Dion Francis DiMucci). Ce n’est pas de la tarte de raconter la vie de Jeffreys. Il est né le 29 juin 1943 à de Brooklyn. C’est est un pur américain : Du coté maternel sa grand-mère est de Porto-Rico, son grand-père est noir et amérindien, son père est mulâtre père noir, mère blanche.
D’une famille très pauvre, il est le seul de son quartier à faire des études et obtient une bourse pour l’université d’art de Syracuse, pas la ville sicilienne avec les grands oiseaux qui s’amusent, chantée par Henri Salvador, mais celle située dans l’état de New-York. En 1971, il fait connaissance d’un autre étudiant, également natif de Brooklyn, un certain Lewis Allan Reed, plus connu sous le nom de Lou Reed. Il rencontre également John Cale, et les autres membres de ce qui allait devenir le « Velvet Underground ». Cette amitié avec Lou Reed va durer toute sa vie et il l’accompagnera régulièrement sur scène.
D’un point de vue musical, ses parents écoutaient essentiellement du jazz : Count Basie, Duke Ellington, Charlie Parker. Ce n’est qu’à 20 ans, qu’il commence la musique via la guitare. Il écume avec son premier groupe les clubs de Greenwich Village, allant jusqu’à donner trois concerts par soir. Il y croise Bob Dylan, avant qu'il ne devienne célèbre, mais aussi d’autres grands noms du Folk comme Tim Hardin ou Phil Ochs. Il abandonne l’université, trouve un travail d’éducateur social puis se consacre totalement à la musique. Il est repéré lors d’un concert et signe chez « Atlantic Records ». A l’origine la production était orienté rhythm and blues, soul ou jazz avec des artistes comme Ray Charles ou Keith Jarrett. Au début des années 70, ce label s’ouvre aux musiques pop et rock: Crosby, Stills & Nash and Young, Sonny and Cher, mais aussi Led Zeppelin, AC/DC et Dire Straits.
Et c’est via le rock que Garland Jeffreys va commencer sa carrière. Le punk n’a pas encore envahi les Etats-Unis, mais New-York va vivre l’émergence d’artistes rock comme Willy DeVille avec son groupe Mink DeVille, Southside Johnny, ou Johnny Thunders à la carrière bruyante comme le tonnerre mais malheureusement courte comme l’éclair.
Son premier disque éponyme sort en 1973, et ses chansons sont des instantanés de la vie New-Yorkaise. Ce n’est pas forcément joyeux. « Wild in the Streets » est une de ces chansons reportage qui raconte le meurtre d’un enfant dans le Bronx. Un des musiciens et arrangeur est Doctor John. Cette chanson a eu plusieurs vies reprises sous un style rock FM par divers artistes dont notamment Chris Spedding. En 1977, il sort « Ghost Writer » des chansons autobiographiques, sur la place de l’artiste dans la ville, sur la séparation des races (« Why-Oh ») et sur les mariages mixtes « I may not be Your Kind », avec un jeu de mot sur Kind, on peut aussi bien traduire « je ne suis peut-être pas ton type d’homme » ou « je n’ai pas la même couleur de peau que toi ». Son album le plus célèbre est « American Boy and Girl » qui rencontre son plus grand succès aux Etats-Unis mais surtout en Europe. Le disque contient le titre « Matador » qui lui vaut son surnom. Puis, il va se passionner pour le mouvement rastafari. Il part en Jamaïque où il rencontre Jimmy Cliff puis Bob Marley. Il va intégrer dans le rock, le rythme reggae bien avant les Clash ou pour la pop Police. Il fait partie des privilégiés qui vont assister du 18 au 21 juillet 1973 à des concerts privés dans le club New-Yorkais « Max's Kansas City » avec en première partie Bob Marley et en vedette Bruce Springsteen, avec qui il sympathisera tout de suite. Chaque année, il participe au concert de charité de Noël du Boss. C’est un peu le Garland de Noël. En 1991, il sort un disque sociologiquement important « Don't Call Me Buckwheat ». Buckwheat est une insulte qui si l’on cherche à minimiser l’expression se traduirait par graine de sarrasin (au sens maure). Dans cette chanson, on peut apprendre toutes les expressions racistes imagées ou grossières qui puissent exister, la plus soft est « boule de billard 8 », boule qui a la particularité d’être noire.
Après une période creuse, il revient en 2006 avec l’album « Wildlife Dictionary » et sort depuis un album tous les 4 ans. Il apparaît en 2003 dans le documentaire "Soul of a Man" de Wim Wenders dans une collection de films sur le Blues initié par Martin Scorsese.
L’album paru cette année « 14 steps from Harlem » fait partie des disques qui sont des évidences musicales. La voix est intacte et d’une diversité vocale impressionnante. De la première à la dernière chanson, on se laisse entraîner dans un voyage qui nous fait passer du rock au reggae, du parler chanter façon slam qui se finit en gospel, des ballades à un boogie endiablé. Toute la diversité de l’artiste est magnifiée. « La chanson titre est un hommage à son père qui pour nourrir sa famille avait deux métiers, et devait traverser tout New-York pour aller de Brooklyn à Harlem. « Colored Boy Said » est vu par le prisme d’une jeune afro-américain qui voit un président noir gouverner le pays. Parfois, je suis surpris par l’imagination des artistes. « Reggae on Broadway » raconte le premier concert de Jo Strummer des Clashs à New-York. Deux reprises subliment l’album. « Waiting for the Man » du Velvet Underground avec une tonalité rock crépusculaire accentuée. La seconde reprise est une version hors norme de « Help! » des Beatles. En effet Garland est un magicien qui ose. Help! est le titre phrare de l'album paru le 6 Août 1965, qui accompagne le 2ème film mettant en scène le groupe après "4 garçons dans le vent". Les 2 films sont de Richard Lester, metteur en scène anglais issu du nouveau cinéma britannique. Deux autres de ses films sont à connaître: la comédie "The knack" et "La Rose et la Flèche" avec un Robin des Bois vieillissant revenant des croisades joué par Sean Connery qui retrouve Lady Marianne interprétée par Audrey Hepburn.
Sur la pochette on voit les 4 fantastiques étirer les bras pour faire des gestes de sémaphores. On pense qu'ils écrivent Help. Pas du tout ! la position des bras est juste artistique et se traduit par NUJV ce qui n’a aucun sens caché. Help! est un triomphe et même si c'est un titre que j'adore, il reste pour moi l'oxymore, chant musique, le plus marquant de la pop. Cette sombre clarté est dû au fait que la musique est enjouée, le chant est une gaieté lyrique mais les paroles sont un appel au secours, de plus disproportionné au vue de leur âge. Paul McCartney 22 ans, John Lennon 24. « Quand j'étais jeune beaucoup plus jeune qu'aujourd'hui (je me demande quel age 7 ans?) je n'aurai jamais pensé avoir besoin d'aide. Mais maintenant que je suis au fond du trou j'apprécierai que tu sois auprès de moi ». L’explication contextuelle est que les Beatles fumaient continuellement de la marijuana et n'arrivaient pas à se débarrasser de cette addiction sans aide extérieure. Garland Jeffreys avait croisé John Lennon lorsqu’il vivait à New-York et lui avait dit qu'il aimerait reprendre ce titre mais qu'il trouvait la musique trop pop à son goût. Lennon explique que la musique originale, était plus adaptée et lui offre la transcription initialement écrite. C'est cette version bouleversante, chantée avec l'expérience d'un homme plus âgé que je vous propose d’entendre. En filant une métaphore connue, le monde se divise en deux catégories: ceux qui ne connaissent pas Garland Jeffreys et ceux qui l'apprécient. J'espère que si vous étiez dans la première catégorie, vous basculerez dans la seconde."

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Phil
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MessageSujet: Re: Club d'écoute musicale   Dim 01 Oct 2017, 11:05

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Club d'écoute musicale
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